Archives Mensuelles: avril 2014

Interlude.

Envie de bloguer, mais aucun sujet sous le coude. Alors je pars à la découverte de nouveaux horizons, d’autres blogs, d’autres petits morceaux de vie. Le tout en musique.

Un jour, un collègue m’a demandé quel était mon style de musique. Il voulait que je lui fasse spontanément écouter quelque chose que j’appréciais.
J’ai choisi Letter to Dana, de Sonata Arctica.

Quand je parle de métal, les gens paniquent. Se demandent si je vais leur montrer mes poignets forcément tailladés ou encore pourquoi je porte un foulard plein de couleur si je suis une metalleuse, comme ils disent. Je porte beaucoup de noir parce que je n’assume pas mon corps. Mais mes accessoires ainsi que mes chaussures sont toujours très colorés; parce que j’aime ça tout simplement. Je parle beaucoup. Je ris fort. & j’écoute du métal. De Cradle of Filth à Sonata Arctica en passant par Pain of Salvation ou encore Rammstein. Bien que je considère ce dernier groupe davantage comme du punk mais c’est un autre débat. Toujours est-il que ça me rebooste toujours d’écouter tous ces braves gens tantôt chanter, tantôt hurler dans le micro !

Il y en a tout de même un qui me fait toujours pleurer à en faire pâlir Madeleine (notez que je suis morte de rire en tapant cette petite blagounette)… Damien Saez & sa voix de dépressif. Ses textes & ses musiques me percutent.

Mais le vrai truc qui me met la patate, le vrai son qui déchire mes tympans, c’est Tagada Jones qui me l’offre. Un peu de métal, un peu d’électro’, une sacré dose d’énergie, de la rage, & on obtient un joli mélange. En tout cas, ils font battre mon myocarde fort, fort, fort, fort, fort !
Si vous me dîtes punk, je vous répondrai également Albert Dupontel, Zabriskie Point (dont François Bégaudeau que j’admire également en tant qu’écrivain), les Wampas, Guerilla Poubelle, Banane Metalik (quoi que plutôt Gore n’ roll), Talco, Green Day, & tant d’autres.
Mon vrai premier punk d’amour de toujours restera Renaud. (Même s’il est devenu… tout l’inverse !)

J’ai adopté des Cowboys canadiens également.
Puis j’ai un toujours trouvé que Le King était un vrai King.

Dans un tout autre style, je commence à réellement aimer Avicii ! Chéri a installé ses platines dans le salon. DJ à ses heures perdues, ce qui le transcende lui, c’est la techno, l’électro’, puis toutes ces musiques au style indéfini qui me font mal aux oreilles.
C’est du moins ce que je pensais avant de découvrir d’autres petites choses. Ou de jolis remix. Un peu de house, pourquoi pas !

& avant de filer pour l’apéro’, un petit clin d’oeil à Agoaye. The groupe qui arrive à me faire sautiller sur place même si Damien vient de torturer mes glandes lacrymales: Les Fatals Picards !!

 

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Un coup de coeur musical ? Je suis curieuse…

 

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Vis ma vie de belle-mère.

Comment est-ce que je sais ce qu’il faut faire ? Dire ? Donner ? Interdire ? Expliquer ? Comment est-ce que je suis censée savoir ça ? Parfois, la nuit, quand je n’arrive pas à dormir & que l’orgasme nocturne n’a pas eu d’effet-je-ronfle-comme-un-ours-qui-hiberne-juste-après, je comate devant la télé. & je zappe. Je zappe. Je zappe encore & encore. Jusqu’à ce qu’une série retienne mon attention. Ou un documentaire. Mais l’autre soir, c’était Tellement Vrai sur nrj12. J’assume. Ou pas.
Tellement Vrai qui montrait une famille dépassée par l’insolence des enfants. Des gamins pas plus hauts que trois pommes. & d’une insolence affligeante. C’est alors que j’ai commencé à me poser des questions… & si moi, je m’y prenais aussi mal ? & si dans dix ans, mon incapacité m’explosait à la figure ? & si le petit être me détestait à vie & m’en faisait baver, hein ? & si ?!

Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas maman. Je suis d’ailleurs un peu jeune pour ça. En tout cas, mes problèmes relationnels avec mes propres parents ne me permettent pas d’être prête pour ça, pour le moment. En revanche, vous n’êtes pas sans savoir que je vis avec Chéri. & que Chéri, lui, a un petit être de trois ans, bientôt quatre. Un petit être qui est né un tout petit peu avant que je ne devienne la maîtresse de Chéri. Il représente un peu tout ce dont je me sens parfois encore un peu coupable. Chéri a quitté femme & enfant pour moi. Pour m’entendre râler assez souvent. Pour m’entendre ronfler quand je dors sur le dos. Pour me voir faire des gazouillis à mes chats, allongée par terre. Pour me regarder me ridiculiser en sortant en panique, en shorty, t-shirt, gambettes pas épilées, parce qu’il m’a fait une blague plutôt nulle qui m’a fait paniquer. Tout ça pour dire que Chéri a un Junior. & Jr. il est pas commode. C’est un vrai chou à la crème anglaise & pourtant, parfois, il a des crises. Enfant unique d’un couple divorcé, il est gâté. Très gâté. Trop. Alors il est un peu capricieux. & ça m’énerve. Mais je ne suis pas sa maman. Je ne suis pas son papa. Puis Chéri gère très bien les crises de caprices. Les pétages de plomb du môme. Autoritaire mais pas trop. Juste, drôle, parfois maladroit. Mais un bon papa. A tel point que je l’imagine parfois s’occuper de ma propre progéniture. Mais revenons à la réalité.

Il se trouve que je dois parfois garder le schtroumpf maléfique seule. Je ne l’ai gardé que trois fois, seule. Je n’aime pas les enfants, ce n’est pas un scoop & ça fait à peine un an que j’ai fait la rencontre dudit schtroumpf. La première fois, aucun souci. Un petit chou. La seconde fois, c’était juste une matinée, il a réclamé son papa assez souvent, mais je l’ai bien fait jouer, on s’est épuisés, & puis après un « je veux faire un câlin à ton ventre » avant de dormir (ce môme sait parler aux femmes, c’est sûr !), je suis allée faire ma sieste sur le canapé, épuisée mais ravie d’avoir passé quelques heures avec ce petit chou. Seulement, le mois dernier, j’ai dû le garder tout le dimanche. Chéri était en compétition pour son sport avec son équipe, moi j’ai dû me lever à 8h3o. A 8h j’ai entendu que le petit était réveillé, mais j’étais tellement épuisée, que je n’ai pas su me hisser hors du lit avant 8h3o. Le schtroumpf était en larme, paniqué, il voulait son papa. Je m’en suis beaucoup voulu. Pauvre petit choupinou. Je lui ai fait un gros câlin, lui ai préparé le meilleur chocolat chaud de la terre, & l’ai collé devant le film d’animation de son choix. C’était sans compter son envie de jouer avec mes nerfs. Après le film, il a voulu un autre film. Epuisée, je n’avais qu’une seule chose en tête : dodo !! J’ai donc lancé Némo après Le Roi Lion. Mais finalement il ne voulait plus. Il a décidé d’escalader l’arbre à chat afin d’embêter un peu mes fauves. J’ai dit « Non, le schtroumpf ! Tu vas tomber, tu vas te faire mal. & les chats font dodo alors il faut les laisser tranquille ». J’ai secrètement prié pour que Chat lui donne une petite leçon elle-même, mais bon. Quand même !
Sauf qu’il n’a pas aimé mon « Non ! » Il a commencé à jeter tout un tas de trucs par terre. Il a renversé le meilleur chocolat chaud de la terre. Il a m’a sciemment postillonné à la figure. J’en pouvais plus. Je l’ai chopé par le bras, je l’ai mis dans la chambre, porte ouverte, & lui ai dit de revenir me voir une fois qu’il serait calmé. Il a crié, il a pleuré, mais n’a pas bougé de la chambre. Une petite demie-heure plus tard je suis allée le voir, il avait l’air calmé. Il m’a demandé pardon & je lui ai fait nettoyer son bazar dans le salon. Il était chou. J’étais prête à lui pardonner. Mais est arrivée l’heure de déjeuner. Il ne voulait pas de ma super purée. Je l’ai malgré tout assis à table, je lui ai dit de goûter & que s’il n’aimait vraiment pas, il n’était pas obligé de manger. Il a mangé. Puis soudainement, il a jeté sa cuillère, il a commencé à s’énerver, à crier. Je l’ai mis au lit sans négocier le dessert & j’ai prié pour que Chéri rentre vite.

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Le terrible aveu que je dois vous faire : j’ai eu envie de lui retourner une claque à chaque parole insolente. A chaque geste de trop. J’en ai vraiment eu envie.
Chéri dit qu’il me fait confiance. Qu’il sait que je ne ferai jamais de mal à son p’tit choupinou. & je ne le ferai jamais. Je me suis même étrangement attachée à lui. Mais j’ai malgré tout pensé à lui en coller une. Mon homme explique ça par mon éducation. Manque de la figure paternelle, sauf par les coups. Aucun soutien maternel (puisque j’ai appris plus tard qu’elle était la commanditaire.) Je ne rentrerai pas dans les détails, mais j’ai effectivement une relation très compliquée avec mes parents. & aussi loin que remontent mes souvenirs, jamais un seul de mes parents ne s’est un jour assis près de moi pour m’expliquer pourquoi j’étais punis, pourquoi c’était mal ou pourquoi, ça, au contraire, c’était bien. En guise d’explication j’avais une gifle, un coup de balais, ou n’importe quel truc qui passait par là & qui était susceptible de faire mal. Aujourd’hui, je n’imagine le respect, l’autorité, qu’à travers la force des coups.

Le schtroumpf dont je parle est un enfant tout à fait normal, équilibré, espiègle, chou. Vif d’esprit. Il me fait juste peur. Peur parce que je ne suis pas sa mère. Peur parce que je ne suis pas censée être sa copine. Je suis sa belle-mère. Je ne sais pas si je dois le punir. Je ne sais pas si j’en ai le droit. Est-ce que ce serait m’immiscer dans l’éducation que veulent lui donner ses parents ? On en a souvent parlé avec Chéri. Il dit que je m’adapte à mon rythme & que je ne dois pas hésiter à le punir s’il va trop loin. Tout en lui expliquant pourquoi. Mais j’ai peur. Peur de ne pas être assez autoritaire. & peur de l’être trop alors que je voudrais simplement être une belle-maman cool, respectée & respectueuse.

 

Trouver ma place de belle-mère, je dois. & c’est nettement moins facile qu’on l’imagine…

Mission Brigitte Bardot !

Parce que moi, quand je pars en mission, je ne fais pas semblant !

Je me réveille avec un hérisson dans la gorge, des yeux rouges, une fièvre qui baisse tout (très très très) doucement, & un milliard de mouchoirs qui me suivent à la trace. En me hissant hors du lit & après un petit pipi matinal, mes fesses se sont jetées sur le canapé ! Chéri est déjà sur l’ordinateur en train de postuler (oui, il est au chômage depuis un mois. C’est pas évident de vivre avec quelqu’un tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Bref.) Motivée grâce à sa motivation à lui, j’ouvre mon pc & continue mon travail; soit tenter de rendre un devoir sur les Bases de la psychologie clinique & psychopathologie à temps ! Après quelques heures, voilà que commence le JT de 13h & mon téléphone sonne en même temps. Une amie qui m’appelle à la rescousse. Il lui faut une voiture pour sauver un oiseau qui s’est fait attaquer par le chat de ses voisins & qui est en train de mourir dans son jardin. Ni une ni deux, je me lève, plante tout mon boulot & rattrape Chéri qui est parti aux water closet ! A travers la porte je lui annonce avec ma voix la plus tristounette possible que Keupine a un chat gravement blessé dans son jardin & qu’il faut absolument qu’on l’emmène à la clinique ! Il me dit de prendre la voiture, parce qu’il a du boulot. Notez bien ceci, chers internautes : toute personne normalement constituée s’opposerait très naturellement à ce que je prenne le volant. Je ne gère ni le stresse, ni la connerie des automobilistes parisiens, ni la vitesse, ni rien d’ailleurs. Je suis un vrai danger public. Après l’avoir donc rappelé à mon amoureux, il finit par accepter : « Bon je le fais vraiment juste pour toi hein ! »

Youpitralala. Mission Brigitte Bardot, let’s go !

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Je me rue donc sous la douche, fais mes cheveux, mets la robe que j’ai balancé dans le panier à linge sale la veille, chope mon sac, fais un bisou aux chats-qui-s’en-foutent, prends des Pomm’potes pomme-poire pour la route, cherche mon téléphone pendant au moins sept minutes, donne un coup de pied dans les bouteilles en plastiques qui attendent devant la porte, crie sur Chéri qui n’est pas prêt, & hop. En voiture, Simone !
De chez moi à Keupine il faut compter une bonne heure de route avec les bouchons. Il fait chaud. Chéri râle. « Heureusement pour toi que c’est un chat hein ! Parce que pour un rat ou un pigeon je nique pas mon essence ! »… Je lui dit que je l’aime à la folie. Au feu, son regard se plante dans le mien. Il vient de comprendre l’arnaque.
Je lui avoue à mi-chemin que nous allons sauver une tourterelle. Arrivés chez Keupine, le volatile agonise au sol; Chéri découvre avec stupeur… « Un pigeon ? Vous vous foutez de ma gueule ??!! »

Mais pas le temps de discuter, de se disputer, & de s’invectiver. Il faut sauver Pigeon ! Keupine nous indique l’adresse d’une association qu’elle a appelé plus tôt dans la journée. La Société Protectrice des Oiseaux des Villes. Spov. 68, rue Gabriel Péri. Châtillon (92). Une fois sur place, la dame de l’assocation nous remercie pour le sauvetage, Keupine cache difficilement un fou rire, Chéri bouillonne. & je m’inquiète bizarrement pour Pigeon. Je me surprends même à espérer qu’il s’en sorte, malgré un « colonne un peu bousillée on dirait ». La dame nous propose de rappeler la semaine prochaine pour prendre de ses nouvelles. Keupine crache son fou rire, Chéri me lance des flammes à travers son regard, & je dis au revoir à Pigeon avant de partir.

C’était hier. Nous sommes partis à 13h30, nous sommes rentrés à 16h. Autant vous dire que je suis de corvée vaisselle pendant deux semaines !

 

 

Y avait plutôt du bitume sous les pneus cette fois-ci.

 

Une soirée avec Stromae.

 

                    Je n’ai jamais vraiment été fan de Stromae. J’ai adoré Alors on danse, Te Quiero, Formidable, & Papaoutai. Les succès commerciaux, en somme, bien que ce ne soit pas ma came habituelle. Mais voilà, je vis avec un homme DJ à ses heures perdues, extrêmement sensible à la techno, l’électro (& toutes ces musiques aux sons étranges !). Il a donc décidé d’acheter deux places l’an dernier pour ce mardi 8 avril 2o14. C’est plutôt sceptique que j’ai accepté de faire la queue hier soir pendant… un sacré long moment.
Quelques clopes grillées plus tard, on entre enfin dans le Zénith de Paris & on pose nos postérieurs sur deux sièges bien placés. Près de la sortie, pas trop loin de la scène, avec des voisins de sièges drôlement sympathiques ! Je me dis que j’aurais pu être en train de regarder ma série du moment, mais bon, maintenant que j’y suis pour deux bonnes heures, autant que je sois de bonne humeur & que je profite de l’instant présent.
On a même croisé Valérie Kersenti, tiens ! Mais là n’est pas le sujet !
Après une attente interminable (j’ai toujours cru qu’un Zénith se remplissait en 7 minutes. Echec), les lumières s’éteignent & un homme à mèche rebelle apparaît sur scène avec un copain. La première partie. Ca fait vingt minutes que je cherche son nom sur le net, mais impossible de trouver. Parce que j’ai adoré la dernière chanson de sa première partie. & c’est surement à ce moment-là que mes voisins de sièges ont dû se dire qu’ils n’étaient pas sortis de l’auberge avec une tarée qui secoue ses fesses en levant les bras à tout bout de champ… Puis enfin est arrivé le maestro !
Les gradins soudain soulevés par une une seule & même vague de puissantes vibrations. Des frissons sortis de nulle part, & un p’tit homme aux mouvements étranges sur la scène, qui enchaîne tube sur tube entrecoupés de quelques anecdotes, de blagues, d’humour (belge). J’ai attendu Formidable avec impatience. Brusquement les lumières ont laissées place à la pénombre, des portables tenus en l’air se sont allumés (wtf ?!), & tout un public s’est mis à chanter Tu étais formidable, j’étais fort minable, nous étions formidables avec l’Artiste !
Quant au spectacle visuel qui se jouait juste derrière Stromae sur un écran géant; il était absolument parfait. Maîtrisé. Percutant. Magique. (Formidable ? hé hé)

En quelques mots. Chapeau l’artiste ! Tu as été le maestro de ma nuit. Bravo !!

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(Cette photo est un échec total. Mais je vous assure -promis, juré, craché-
qu’on voyait en fait super bien ! J’ai toujours dit qu’un téléphone Apple
n’était si génillissime que ça ! Merci au Chéri !)

 

 

 

Y’ a des pavés sous ces bottines.