Archives de Catégorie: Fioritures & bordel en tout genre.

Ces premiers rendez-vous…

Les premiers rendez-vous d’Agoaye m’ont inspirée ! Puis comme le hasard fait plutôt bien les choses (ou pas), pas plus tard qu’hier… J’ai revu un garçon ! Au boulot, une porte s’ouvre, je tourne machinalement la tête, je croise ces grands yeux bruns en amande que je connais; j’en suis sûre ! Ni une, ni deux, quand je vois la bombasse-blondasse-parisienne qui l’accompagne, j’attrape une collègue du bras & je la traîne avec moi pour me cacher… aux wc. Normal. J’ai toujours des réactions distinguées quand je revois des mecs que j’aurais aimé ne jamais revoir ! La dernière fois que j’ai revu ex-Connard avec un grand -C, c’était devant la gare, j’ai entendu sa voix derrière moi. Il était au téléphone, je me suis retournée, nos regards se sont croisés… j’ai ouvert la bouche telle une carpe accrochée à son hameçon, puis… j’ai couru. Voilà. J’ai littéralement couru. J’ai fuis.

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Enfin bon, encore une fois, je m’égare. Revenons-en aux premiers rendez-vous. Enfin ceux qui m’ont marquée.

Il y a eu donc eu ce fameux beau garçon, aux grands yeux bruns en amande. Nous sommes allés au cinéma, nous avons partagé une bouteille d’eau minérale en attendant la séance. Nous avons regardé le film. Puis je l’ai accompagné… à la Fnac parce qu’il avait un bouquin à acheter. Nous n’avons pas vraiment parlé. Ou presque pas ! Echec échec échec ! Grosse déception quand je suis rentrée. Il m’a tout de même envoyé un sms quelques jours plus tard du fin fond du Perigord où il passait ses vacances en famille… il voulait me revoir. J’ai répondu « on s’verra à l’occasion« , croyant que ça ferait femme fatale mystérieuse. Il n’a juste plus jamais répondu.

Puis j’ai rencontré un garçon tout à fait charmant. Il ne me plaisait pas vraiment physiquement, mais il a su me séduire avec ses petites attentions. Une invitation dans un joli bar, puis un joli restaurant, beaucoup d’humour. Très belle soirée ! Tout naturellement j’ai accepté son invitation pour « un dernier verre » chez lui. Si feeling il y a, je ne m’embête pas à savoir s’il faut ou non coucher le premier soir. Est donc arrivé ce qui devait arriver jusqu’à ce qu’il se détende un peu trop & laisse échapper un petit pet. Pas de soucis, ça arrive à tout le monde, alors j’occulte ce petit incident de ma mémoire & continues à faire des folies de mon corps… mais quand il a dégainé un sextoy du tiroir de sa table basse & qu’il a ajouté que ce n’était pas pour moi… j’ai prétexté un pipi urgent. J’ai envoyé un sms à une copine qui a simulé un appel d’urgence & je suis partie pour ne jamais revenir.

Il y a eu mon premier rendez-vous internet aussi. Sur les photos il me plaisait ! Beaucoup beaucoup même ! On m’a toujours dit d’établir la première rencontre dans un lieux public. Mais moi, je suis une folle, une rebelle ! J’ai proposé au sexy-mec-virtuel de venir chez moi. Chez moi qui n’était pas vraiment chez moi. J’habitais à ce moment-là j’ai une mamie qui me louait une chambre. Elle n’était pas là le soir du rendez-vous. Mais évidemment, le jour-j j’ai arrêté de faire ma maligne & j’ai appelé une copine à la rescousse. Le plan : copine était cachée dans ma chambre avec une pizza & quelques bières pour tenir la soirée. Moi je faisais connaissance avec ce mec vraiment craquant, dans le salon, avec bières & pizza (plus romantique tu meurs.) Copine m’a envoyé un sms. Je m’en souviendrai toute ma vie « tousse si tout va bien« . J’ai toussé. Tellement toussé pour être sûre qu’elle m’entende, que j’ai failli m’étouffer & que j’ai craché des petites choses à base de salive en même temps. Mon sex appeal était à son paroxysme ! Le beau garçon est parti après le dvd, m’a fait un bisou sur le front & je n’ai plus jamais entendu parler de lui.

Entre temps j’ai eu un coup de foudre. L’impression de flotter, l’impression que le temps s’arrête, que je suis une déesse, qu’il est mon dieu. Des papillons dans le ventre, partout ! Il m’attendait à la sortie du métro. Ce sourire à croquer, ce regard pénétrant, cette aisance… Bref, ce mec je suis tombée amoureuse de son visage, de ses expressions, de son corps. Nous avons enchaîné mojitos sur mojitos, j’étais sur mon petit nuage ! Je n’ai pas vu le temps passer. Nous nous sommes quittés (un crève-coeur), histoire de pouvoir choper les derniers métros. J’ai rêvé d’un baiser volé, mais rien. Pas grave, ce n’était que partie remise, parce que lui, j’étais décidé à l’avoir; rien qu’à moi ! (Deux mois après il m’a quitté comme on jette sa vieille culotte du dimanche au panier à linge sale. Un vrai Connard. J’insiste !)

Mais un beau quadra’ (ou presque) a tenté, quelques temps plus tard, de me faire oublier tout ça avec beaucoup, beaucoup, de romantisme ! Un bar à bière, une lumière tamisée, un fauteuil pour deux confortable… Il était tactile le monsieur. J’ai vite compris que ce n’était pas une amoureuse qu’il cherchait. Après quelques pintes il est allé aux water closet & m’a envoyé un sms « si tu es joueuse, viens voir par ici. » Je suis joueuse. Mais me mettre à genoux dans les toilettes d’un bar à bière… Désolée d’avoir encore un brin d’amour propre. Quand il est revenu j’ai fait comme si je n’avais pas regardé mon téléphone en son absence ! Je suis tout de même restée. J’étais pompette & sous le charme. Puis j’avais besoin d’un amant. En fin de soirée je me suis laissée tripoter dans une cours d’immeuble devant laquelle nous étions passés… jusqu’à ce qu’un monsieur rentre chez lui & que le spot extérieur s’allume droit sur nous, ma jupe relevée, ma culotte à moité envolée. Malgré tout, ce beau presque quadra’ fut mon amant pendant deux ans.

Comme c’est l’heure de l’apéro & que je dois boucler cet article, je vais terminer sur mon premier rendez-vous avec Chéri. Pour celles & ceux qui ne le savent pas encore, j’ai été sa maîtresse pendant un an & demi avant qu’il ne divorce. Rencontre internet. Je traversais une petite période de creux, en ce sens où mes projets n’avançaient pas, où je végétais un peu dans mes petites habitudes. Je cherchais des amants, plus précisément des hommes mariés sur le net, histoire de m’amuser sans être en couple. J’ai aimé sa photo, nous avons discuté des journées entières. & un beau jour, il m’a envoyé un sms en proposant de nous rencontrer dans son bureau un soir… j’ai tout de suite dit oui ! Au diable l’hypothétique tueur en série ! J’avais besoin de voir autre chose ! Après une nuit de folie (& quelques bêtises d’adultes sur le bureau du big boss), nous nous sommes revus. Puis revus. Puis re re revus. Jusqu’à tomber sincèrement amoureux & nous revoir tous les jours. Sous le même toit.

 

 

J’ai toujours aimé les premiers rendez-vous. La surprise de l’inconnu.

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J’ai envie !

Hier soir, entre deux mojitos, Chéri & moi étions en train de discutailler à propos de nos envies, nos désirs. Puis il m’a posé La question. Et ta liste, alors ? T’as réalisé quoi depuis du coup ? Rien, je crois, non ?? Merci d’être aussi subtil & délicat, mon amour.
Pour toi, lectrice, lecteur, j’ai retrouvé la liste (bah oui, forcément, c’est ultra intéressant !) :

To do list
(parce que j’ai toujours trouvé ça plus classe en anglais. Liste rédigée il y a précisément quatre ans. Objectif : à faire avant mes 3o ans. Liste stupide de jeune adulte. Maintenant j’ai l’air con parce que j’en parle beaucoup & que je n’en fais toujours rien… Mauviette !)

* Sauter en parachute. (J’ai le vertige, je pleure toutes les larmes de mon corps & morve dès que j’approche une tyrolienne… je vois mal comment je vais m’en dépatouiller !)
* Participer à une soirée libertine. (Trouillarde.)
* Trouver ma voix, avoir un vrai métier. (Juste un peu en retard dans mes projets professionnels, toutefois on avance. Doucement mais sûrement…)
* Avoir un chat. Check. (J’en ai même deux hé hé hé)

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* Avoir un sextoy. Check. (Pour mon premier achat… j’ai mis des semaines à me préparer psychologiquement. Puis enfin, un jour, j’ai franchi le pas & suis entrée dans un joli magasin. Depuis j’en achète de façon totalement assumée & j’adore ça !)
* Poser nue devant un photographe professionnel. (C’est pour moi. Pour apprendre à m’accepter. Alors si vous avez une connaissance qui fait du nu, je suis preneuse !)
* Avoir beaucoup d’argent. (Pas sûre que ça arrive un jour en fait…!)
* Me marier avec Niko des Tagada Jones. (Pas check, mais je vis avec un Nico’ alors c’est presque tout comme !!)
* Arrêter de fumer. (Cause toujours…)
* Me remettre au sport. Check. Eau, chlore, & douches communes… me voili voilou !
* Oublier ce Connard. Check. Check. Check. & mille fois check !
* Faire une croisière. (Forcément, j’ai rédigé cette liste avant le naufrage du Costa Concordia…)
* Traverser le Texas avec un cheval au galop. (J’ai des rêves cons parfois.)
* Avoir un cheval. (J’y crois encore !)
* Avoir un ranch. (Autant y croire jusqu’au bout !)
* Être une héroïne; sauver quelqu’un. Check. (Enfin presque. Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit ça à l’époque, mais en y repensant je n’ai peut-être pas sauvé de jeune demoiselle en détresse, en revanche j’ai essayé d’aider ! Un soir en rentrant du boulot, sur le quai de la gare, j’ai vu une jeune fille se faire draguer par un gros lourd peu discret. Il a commencé à être très insistant, mais elle n’a pas osé le remettre à sa place. J’ai donc un peu hésité, puis j’ai avancé droit sur elle en lançant un joyeux « Hé Marion, j’t’avais pas vu de loin !! On y va ?? » Etonnée mais soulagée, elle m’a suivi avant de me coller dans le train tout le long du trajet. Le mec a croisé mon regard pas gentil du tout & a repris la route vers… Loin de nous en tout cas !)
* Découvrir le sud de la France. (Bientôt, j’espère !)
* Me filmer en faisant l’amour. (J’en parle, j’en parle, &… c’est tout !)
* Supprimer mon compte facebook. Echec absolu.
* Rencontrer Albert Dupontel & François Bégaudeau. (Le jour où ça arrive, je vais à l’église. Promis, juré, craché !)
* Regarder tous les Chaplin. Presque check.
* Regarder tous les Almodovar. Presque check.
* Dépenser sans compter. (On en reparle le jour où mes flashs à l’euromillion rapporteront enfin quelque chose !)
* Dormir dans un hôtel quatre étoiles. Check. (& plusieurs fois même ! & c’est trop chouette ! Même si bizarrement je n’assume pas si bien que ça. Mais trop chouette quand même hé hé !)
* Faire de la radio. (Je ne sais vraiment pas pourquoi j’ai écrit ça !)
* Danser nue devant la fenêtre en chantant Partir un jour. Check. (Qu’on ne me demande pas pourquoi…)
* Reparler à Dad & Mum. Check. (& là c’est moi qui me demande pourquoi !)
* Draguer le serveur du café d’en face. Check. (Le café situé en face de la fac. Après deux mois de repérage, d’approche plus ou moins subtile… check. Check & bien plus encore. Muahahaha. Bref.)
* Reprendre le théâtre. Check. (Une semaine de stage aux Cours Florent. Joli bilan de la prof’, acceptée pour l’inscription en première année, mais je n’ai finalement pas souhaité aller plus loin.)
* Aller en Irlande.
* Aller en Islande.
* Aller aux Pays-bas. (Bientôt check. Amsterdam. Trois jours prévus à la fin du mois avec un copain !)
* Aller en Angleterre.
* Aller en Russie.
* Aller en Alaska.
* Aller en Suède.
* Aller en Finlande.
* Aller au Danemark.
* Aller en Italie.
* Refaire mes seins. Les mêmes mais en petits. (Un jour, quoi.)
* Rouler dans une belle voiture. Check. (Une sublime Mustang noire… J’en suis encore toute émoustillée. & même si je n’aime pas les mariages, si un jour on m’oblige à me marier, j’arriverai en Mustang. & c’est non négociable !)
* Voyage improvisé entre copines. Check. (Trois jours d’aventures dans un bled au hasard. Le hasard a choisi le Touquet. Avec juste un billet de train, une tente, & un briquet. Je vous raconte pas le bordel !)
* Rentrer à nouveau dans le jean de mes dix-huit ans. (J’ai envie de pleurer !)

Liste d’origine.

Au fait !! Pigeon va super bien; il vole à nouveau & pète la forme !

Vis ma vie de belle-mère.

Comment est-ce que je sais ce qu’il faut faire ? Dire ? Donner ? Interdire ? Expliquer ? Comment est-ce que je suis censée savoir ça ? Parfois, la nuit, quand je n’arrive pas à dormir & que l’orgasme nocturne n’a pas eu d’effet-je-ronfle-comme-un-ours-qui-hiberne-juste-après, je comate devant la télé. & je zappe. Je zappe. Je zappe encore & encore. Jusqu’à ce qu’une série retienne mon attention. Ou un documentaire. Mais l’autre soir, c’était Tellement Vrai sur nrj12. J’assume. Ou pas.
Tellement Vrai qui montrait une famille dépassée par l’insolence des enfants. Des gamins pas plus hauts que trois pommes. & d’une insolence affligeante. C’est alors que j’ai commencé à me poser des questions… & si moi, je m’y prenais aussi mal ? & si dans dix ans, mon incapacité m’explosait à la figure ? & si le petit être me détestait à vie & m’en faisait baver, hein ? & si ?!

Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas maman. Je suis d’ailleurs un peu jeune pour ça. En tout cas, mes problèmes relationnels avec mes propres parents ne me permettent pas d’être prête pour ça, pour le moment. En revanche, vous n’êtes pas sans savoir que je vis avec Chéri. & que Chéri, lui, a un petit être de trois ans, bientôt quatre. Un petit être qui est né un tout petit peu avant que je ne devienne la maîtresse de Chéri. Il représente un peu tout ce dont je me sens parfois encore un peu coupable. Chéri a quitté femme & enfant pour moi. Pour m’entendre râler assez souvent. Pour m’entendre ronfler quand je dors sur le dos. Pour me voir faire des gazouillis à mes chats, allongée par terre. Pour me regarder me ridiculiser en sortant en panique, en shorty, t-shirt, gambettes pas épilées, parce qu’il m’a fait une blague plutôt nulle qui m’a fait paniquer. Tout ça pour dire que Chéri a un Junior. & Jr. il est pas commode. C’est un vrai chou à la crème anglaise & pourtant, parfois, il a des crises. Enfant unique d’un couple divorcé, il est gâté. Très gâté. Trop. Alors il est un peu capricieux. & ça m’énerve. Mais je ne suis pas sa maman. Je ne suis pas son papa. Puis Chéri gère très bien les crises de caprices. Les pétages de plomb du môme. Autoritaire mais pas trop. Juste, drôle, parfois maladroit. Mais un bon papa. A tel point que je l’imagine parfois s’occuper de ma propre progéniture. Mais revenons à la réalité.

Il se trouve que je dois parfois garder le schtroumpf maléfique seule. Je ne l’ai gardé que trois fois, seule. Je n’aime pas les enfants, ce n’est pas un scoop & ça fait à peine un an que j’ai fait la rencontre dudit schtroumpf. La première fois, aucun souci. Un petit chou. La seconde fois, c’était juste une matinée, il a réclamé son papa assez souvent, mais je l’ai bien fait jouer, on s’est épuisés, & puis après un « je veux faire un câlin à ton ventre » avant de dormir (ce môme sait parler aux femmes, c’est sûr !), je suis allée faire ma sieste sur le canapé, épuisée mais ravie d’avoir passé quelques heures avec ce petit chou. Seulement, le mois dernier, j’ai dû le garder tout le dimanche. Chéri était en compétition pour son sport avec son équipe, moi j’ai dû me lever à 8h3o. A 8h j’ai entendu que le petit était réveillé, mais j’étais tellement épuisée, que je n’ai pas su me hisser hors du lit avant 8h3o. Le schtroumpf était en larme, paniqué, il voulait son papa. Je m’en suis beaucoup voulu. Pauvre petit choupinou. Je lui ai fait un gros câlin, lui ai préparé le meilleur chocolat chaud de la terre, & l’ai collé devant le film d’animation de son choix. C’était sans compter son envie de jouer avec mes nerfs. Après le film, il a voulu un autre film. Epuisée, je n’avais qu’une seule chose en tête : dodo !! J’ai donc lancé Némo après Le Roi Lion. Mais finalement il ne voulait plus. Il a décidé d’escalader l’arbre à chat afin d’embêter un peu mes fauves. J’ai dit « Non, le schtroumpf ! Tu vas tomber, tu vas te faire mal. & les chats font dodo alors il faut les laisser tranquille ». J’ai secrètement prié pour que Chat lui donne une petite leçon elle-même, mais bon. Quand même !
Sauf qu’il n’a pas aimé mon « Non ! » Il a commencé à jeter tout un tas de trucs par terre. Il a renversé le meilleur chocolat chaud de la terre. Il a m’a sciemment postillonné à la figure. J’en pouvais plus. Je l’ai chopé par le bras, je l’ai mis dans la chambre, porte ouverte, & lui ai dit de revenir me voir une fois qu’il serait calmé. Il a crié, il a pleuré, mais n’a pas bougé de la chambre. Une petite demie-heure plus tard je suis allée le voir, il avait l’air calmé. Il m’a demandé pardon & je lui ai fait nettoyer son bazar dans le salon. Il était chou. J’étais prête à lui pardonner. Mais est arrivée l’heure de déjeuner. Il ne voulait pas de ma super purée. Je l’ai malgré tout assis à table, je lui ai dit de goûter & que s’il n’aimait vraiment pas, il n’était pas obligé de manger. Il a mangé. Puis soudainement, il a jeté sa cuillère, il a commencé à s’énerver, à crier. Je l’ai mis au lit sans négocier le dessert & j’ai prié pour que Chéri rentre vite.

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Le terrible aveu que je dois vous faire : j’ai eu envie de lui retourner une claque à chaque parole insolente. A chaque geste de trop. J’en ai vraiment eu envie.
Chéri dit qu’il me fait confiance. Qu’il sait que je ne ferai jamais de mal à son p’tit choupinou. & je ne le ferai jamais. Je me suis même étrangement attachée à lui. Mais j’ai malgré tout pensé à lui en coller une. Mon homme explique ça par mon éducation. Manque de la figure paternelle, sauf par les coups. Aucun soutien maternel (puisque j’ai appris plus tard qu’elle était la commanditaire.) Je ne rentrerai pas dans les détails, mais j’ai effectivement une relation très compliquée avec mes parents. & aussi loin que remontent mes souvenirs, jamais un seul de mes parents ne s’est un jour assis près de moi pour m’expliquer pourquoi j’étais punis, pourquoi c’était mal ou pourquoi, ça, au contraire, c’était bien. En guise d’explication j’avais une gifle, un coup de balais, ou n’importe quel truc qui passait par là & qui était susceptible de faire mal. Aujourd’hui, je n’imagine le respect, l’autorité, qu’à travers la force des coups.

Le schtroumpf dont je parle est un enfant tout à fait normal, équilibré, espiègle, chou. Vif d’esprit. Il me fait juste peur. Peur parce que je ne suis pas sa mère. Peur parce que je ne suis pas censée être sa copine. Je suis sa belle-mère. Je ne sais pas si je dois le punir. Je ne sais pas si j’en ai le droit. Est-ce que ce serait m’immiscer dans l’éducation que veulent lui donner ses parents ? On en a souvent parlé avec Chéri. Il dit que je m’adapte à mon rythme & que je ne dois pas hésiter à le punir s’il va trop loin. Tout en lui expliquant pourquoi. Mais j’ai peur. Peur de ne pas être assez autoritaire. & peur de l’être trop alors que je voudrais simplement être une belle-maman cool, respectée & respectueuse.

 

Trouver ma place de belle-mère, je dois. & c’est nettement moins facile qu’on l’imagine…

Mission Brigitte Bardot !

Parce que moi, quand je pars en mission, je ne fais pas semblant !

Je me réveille avec un hérisson dans la gorge, des yeux rouges, une fièvre qui baisse tout (très très très) doucement, & un milliard de mouchoirs qui me suivent à la trace. En me hissant hors du lit & après un petit pipi matinal, mes fesses se sont jetées sur le canapé ! Chéri est déjà sur l’ordinateur en train de postuler (oui, il est au chômage depuis un mois. C’est pas évident de vivre avec quelqu’un tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Tout le temps. Bref.) Motivée grâce à sa motivation à lui, j’ouvre mon pc & continue mon travail; soit tenter de rendre un devoir sur les Bases de la psychologie clinique & psychopathologie à temps ! Après quelques heures, voilà que commence le JT de 13h & mon téléphone sonne en même temps. Une amie qui m’appelle à la rescousse. Il lui faut une voiture pour sauver un oiseau qui s’est fait attaquer par le chat de ses voisins & qui est en train de mourir dans son jardin. Ni une ni deux, je me lève, plante tout mon boulot & rattrape Chéri qui est parti aux water closet ! A travers la porte je lui annonce avec ma voix la plus tristounette possible que Keupine a un chat gravement blessé dans son jardin & qu’il faut absolument qu’on l’emmène à la clinique ! Il me dit de prendre la voiture, parce qu’il a du boulot. Notez bien ceci, chers internautes : toute personne normalement constituée s’opposerait très naturellement à ce que je prenne le volant. Je ne gère ni le stresse, ni la connerie des automobilistes parisiens, ni la vitesse, ni rien d’ailleurs. Je suis un vrai danger public. Après l’avoir donc rappelé à mon amoureux, il finit par accepter : « Bon je le fais vraiment juste pour toi hein ! »

Youpitralala. Mission Brigitte Bardot, let’s go !

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Je me rue donc sous la douche, fais mes cheveux, mets la robe que j’ai balancé dans le panier à linge sale la veille, chope mon sac, fais un bisou aux chats-qui-s’en-foutent, prends des Pomm’potes pomme-poire pour la route, cherche mon téléphone pendant au moins sept minutes, donne un coup de pied dans les bouteilles en plastiques qui attendent devant la porte, crie sur Chéri qui n’est pas prêt, & hop. En voiture, Simone !
De chez moi à Keupine il faut compter une bonne heure de route avec les bouchons. Il fait chaud. Chéri râle. « Heureusement pour toi que c’est un chat hein ! Parce que pour un rat ou un pigeon je nique pas mon essence ! »… Je lui dit que je l’aime à la folie. Au feu, son regard se plante dans le mien. Il vient de comprendre l’arnaque.
Je lui avoue à mi-chemin que nous allons sauver une tourterelle. Arrivés chez Keupine, le volatile agonise au sol; Chéri découvre avec stupeur… « Un pigeon ? Vous vous foutez de ma gueule ??!! »

Mais pas le temps de discuter, de se disputer, & de s’invectiver. Il faut sauver Pigeon ! Keupine nous indique l’adresse d’une association qu’elle a appelé plus tôt dans la journée. La Société Protectrice des Oiseaux des Villes. Spov. 68, rue Gabriel Péri. Châtillon (92). Une fois sur place, la dame de l’assocation nous remercie pour le sauvetage, Keupine cache difficilement un fou rire, Chéri bouillonne. & je m’inquiète bizarrement pour Pigeon. Je me surprends même à espérer qu’il s’en sorte, malgré un « colonne un peu bousillée on dirait ». La dame nous propose de rappeler la semaine prochaine pour prendre de ses nouvelles. Keupine crache son fou rire, Chéri me lance des flammes à travers son regard, & je dis au revoir à Pigeon avant de partir.

C’était hier. Nous sommes partis à 13h30, nous sommes rentrés à 16h. Autant vous dire que je suis de corvée vaisselle pendant deux semaines !

 

 

Y avait plutôt du bitume sous les pneus cette fois-ci.